Petite expédition sur le plus haut sommet visible, il nous faut premièrement traverser le port jusqu’à notre camp de base, Argo, ou nous arrivons complètement trempés. Le sommet en question est d’une hauteur phénoménale pour la géographie bahamienne, mais ça demeure qu’une grosse bute qui prend cinq minutes à gravir. Pas bien haut, mais suffisament pour donner une vue d’ensemble sur le mouillage et les 200 bateaux répartis aux endroits stratégiques. De retour au camp de base, le p’tit gros (c’est le nom du dinghy) nous refait le coup d’ouvrir le mousqueton qui le retient et de se sauver, deux fois cette semaine alors que ça n’était jamais arrivé avant! Par chance que Mona l’a vu assez tôt car il file à vive allure avec le vent dans le dos. Aussi la peinture du pont a été terminée ce matin, le résultat est plutôt bien!
mercredi 11 février 2009
Jour 126 – 2 février
Journée comme une autre à Georgetown, à 8h sur le VHF on entend le « net » des boaters, ou tous sont invités à participer aux activitées du jour sur la plage (volleyball, session d’information sur la radio amateure, cours de peinture, etc.) ensuite ce sont les demande particulière ou chacun prend la parole à tour de rôle. C’est la « community » de Georgetown, formée des bateaux qui sont installés ici pour l’hiver. Dans les même mouillages sont présents les voileux de passage plutôt désintéréssés à cette ambiance de gros camping, catégorie dont nous fesons partie. Par contre ça ne bouge pas beaucoup de notre côté du mouillage, la grande majorité des bateaux sont à un mile de la ville et le trajet en dinghy s’assure de tremper quiconque veut venir par ici.
mercredi 4 février 2009
Jour 125 – 1er février
Le vent a baissé et je peux donner une deuxième couche de peinture sur le pont, pas l’idéal de peinturer avec des pointes à 19 noeuds de vent...j’ai intérêt à ne pas trop bourrer le pinceau sinon le reste du bateau aura un air plutôt artistique. Puis à un moment le vent vient de côté... bizarre, le bateau ne se replace pas dans la direction du vent, puis la corde d’ancre est molle... « Audrée, viens, je crois qu’on a un problème! ». Effectivement plus d’ancre au bout de la corde, on dérive vers le trimaran Galéode, le moteur part rapidement mais étouffe dès que je lui demande d’avancer... oui oui je sais, il faut faire réchauffer un peu le moteur, sauf que le tri est à 30 pieds et on dérive vers lui! Heureusement le contrôle du moteur à un levier pour faire révolutionner le moteur au neutre, un bon coup par en haut pour le faire ronronner puis retour en bas pour permettre d’embrayer de l’avant pendant que le moteur tourne toujours assez vite pour ne pas caler... oufff, on évite la collision, par chance pour Haboob mais surtout pour Galéode, ils sont partis en ville et je n’aurais pas aimé leur faire une surprise. Il faut donc installer une nouvelle ancre, ce qui ne serait normalement pas bien compliqué. Mais avec une moitiée de bateau fraîchement peint et le bac à peinture renversé par mon pied maintenant peint, en plus des mains, veuillez m’excuser si la manoeuvre manque d’élégance. Notons que Southern Cross est rapidement venu en dinghy pour offrir son aide. Bon... En quel honneur le cablot s’est-t-il rompu? Je trouverai bien réponse en dessous de l’eau, je dois y aller pour récupérer mon ancre. Réponse : un hors-bord a été largué au fond et la corde s’y est pris en changeant de direction ce matin, avoir eu environ 9 pouces de plus de chaîne et rien n’aurait usé. Toute qu’une malchance mais énormément atténuée par le fait que j’étais à ce moment sur le pont, de nuit on aurait rien remarqué jusqu’à un impact avec un bateau ou le mur de roche. Puis comme si ce n’était pas suffisant, plus tard dans la journée c’est le dinghy qui décide de partir à l’aventure, « Galéode, Galéode, ici Haboob, Répondez. – Ici Galéode – Peux tu mettre ton dinghy à l’eau pour aller chercher le mien? ». Pendant ce temps le capitaine de Southern Cross prend une bière au deuxième étage de la marina, voit le dinghy partir, va rejoindre son dinghy et on le voit arriver à toute vitesse en même temps que Galéode. « It’s not your day! », ce gars là est toujours présent et disponible quand j’ai des pépins, si je le revois dans un mouillage je m’ancre à côté automatiquement!
Jour 124 – 31 janvier
5 heures AM, le front froid arrive et se fait remarquer, en quelques secondes le vent forci à 25-30 noeuds en changeant de direction et en amenant une courte pluie intense. Heureusement que le spectacle nous réveille car l’ancre chasse et on dérive rapidement avant que l’ancre trouve une petite prise au fond, aux côtés du voilier Southern Cross. On se réancre sans problème malgré la noirceur. C’est la première fois que ça nous fait le coup depuis le départ mais c’est assez explicable. Lorsque l’on a mouillé l’ancre, elle s’est enfoncée dans la direction contraire au vent de ce matin, puis celui-ci a changé tranquillement de direction mais sans être assez fort pour faire pivoter l’ancre tranquillement, c’est donc d’un coup sec à l’arrivée du front qu’elle doit faire un 180 degrés... Dans notre petit trou on est bien protégé mais on voit les gros bateaux se faire joyeusement brasser, personne ne sort, ils ne pourraient pas faire 100 pieds en dinghy sans être trempés.
Jour 123 – 30 janvier
C’est bien beau les vacances mais on a des projets qui trainent de la patte depuis trop longtemps, comme de repeinturer le pont que je voulais faire en Floride. Alors on s’atèle à la tâche; frotter à la brosse d’acier, puis laver au comet, gros rincage à l’eau salée puis à l’eau douce, peinture puis pose d’antidérapant... sur une moitié du bateau! Il faut se garder de l’espace pour bouger si besoin. Baignade de l’autre côté du port car il y a de vraies plages, aujourd’hui c’est Plénitude et Elija que l’on retrouve.
Jour 122 – 29 janvier
Rien de bien particulier pour aujourd’hui, de la cuisine et des réparations de gelcoat . On revoit aussi quelques bateaux que l’on avait perdu de vue, Cathare et Galéode, en plus d’Oliver Plunkett croisé hier. Côté cuisine on a trouvé la solution aux pizza dans un four à l’alcool (qui chauffe que du dessous), le résultat est à si méprendre avec un four traditionnel.

Jour 121 – 28 janvier
Hier j’ai croisé un type sur le quai qui s’est intéréssé au dinghy et nous a invité à visiter son bateau, ce que l’on s’empresse de faire aujourd’hui. Pourquoi si motivé de voir un autre bateau? Peut-être parce que le type avait de beaux yeux, ou peut-être parce que c’est un schooner de 1928 batît pour courser? Nina de son petit nom, elle a gagné la course New York to Spain puis a été le premier bateau américain à remporter la Fastnet dès sa première année à l’eau. Évidemment tout en bois et en état exeptionnel pour son âge, j’y passerais des heures à inspecter les recoins, David et l’équipage sont très sympatiques mais on ne les dérangera pas trop longtemps, ils sont à faire les préparatifs pour partir sous peu. Souper sur Argo, Mona, ton spag est exellent.
Jour 121 – 28 janvier
Hier j’ai croisé un type sur le quai qui s’est intéréssé au dinghy et nous a invité à visiter son bateau, ce que l’on s’empresse de faire aujourd’hui. Pourquoi si motivé de voir un autre bateau? Peut-être parce que le type avait de beaux yeux, ou peut-être parce que c’est un schooner de 1928 batît pour courser? Nina de son petit nom, elle a gagné la course New York to Spain puis a été le premier bateau américain à remporter la Fastnet dès sa première année à l’eau. Évidemment tout en bois et en état exeptionnel pour son âge, j’y passerais des heures à inspecter les recoins, David et l’équipage sont très sympatiques mais on ne les dérangera pas trop longtemps, ils sont à faire les préparatifs pour partir sous peu. Souper sur Argo, Mona, ton spag est exellent.
Jour 120 – 27 janvier
Visite de la ville, qui est en fait plutôt un village avec 700 habitants, mais c’est tout de même la capitale des Exumas. Bonne nouvelle, les épiceries sont étonnament complètes et moins chers que dans les petites îles. Somme toute c’est un village banal, la seule raison pourquoi tant de bateaux s’y rassemble est son immense port ou tous peuvent trouver un moyen de se protéger, bien que ça implique de changer d’ancrage à l’occasion selon la direction du vent (mais pas nous car on est trop bien situé!).
Jour 119 – 26 janvier
Pas le droit de débarquer à terre ici puisque l’île appartient à un centre de recherche, de toute façon on ne comptait pas s’y arrêter alors on relève l’ancre en vue d’atteindre Georgetown, par contre le vent n’a pas baissé et tout le monde reste au mouillage car ici aussi il y a une passe du même genre qu’à Darby. Cette fois on change de cap avant d’entrer dans la passe mouvementée, je ne veux pas nous remettre dans la même situation qu’hier. Nous allons plutôt faire un détour pour passer par Rat Cay qui, on l’espère, nous permettera de finalement prendre la mer. La passe est différente car plutôt que de faire face à la mer, l’étroit passage de 300 pieds nous y fait entrer de côté. Le hic c’est qu’on ne peut pas voir l’état de celle-ci avant d’en être sortie, et vu l’étroitesse du passage ce n’est pas vraiment possible de faire demi-tour sans sortir complètement si les conditions s’avèrent trop mouvementées. On fonce donc vers la mer, le moteur à fond et le foc hisser, de sorte que si le moteur étouffe on est déjà voilé pour ne pas dériver (Le moteur nous à lâcher qu’une fois en 4 mois, mais qui dit qu’en repoussant les angles de gîtes il voudra continuer à coopérer ?). Finalement sortit ! Et c’est relativement confortable, les vagues ne sont pas gonflées par un courant contraire et on peut remonter celle-ci avec un angle plutôt que les prendre de face. Le trajet de quatre heures se fait bien mais est assez incomfortable, des trucs qui n’étaient jamais tombés se retrouvent au fond de la cabine, comme le contenu du four, la lampe à l’huile qui coule pour agrémenter l’ambiance d’une effluve de kérosène, puis la toilette qui chavire deux fois (heureusement vide !). Bien content d’arriver, et super content d’avoir un faible tirant d’eau qui nous permet de se placer dans une minuscule baie ou seulement quelques bateaux peuvent mouiller en face de la ville, alors que les 200 autres doivent être à un mille d’ici. Il faut bien fêter notre arrivée à cette ville stratégique, pas de demi-mesure, ce sera des frites maison et humburgers d’une demi-livre pour souper.
Jour 118 – 25 janvier
Dernière étape pour se rendre à Georgetown, là ou jusqu’à 400 bateaux se rassemblent, destination finale pour certains, point de départ pour d’autres pays pour quelques uns et chalet flottant pour d’autres. Le trajet s’annonce venteux mais correcte, avec environ 20 noeuds qui viennent du large, la route est donc tracée au GPS, les bidons attachés et l’ancre levée. À peine sortie de l’ancrage on a cependant droit à une surprise de taille, le courant de marée fait face au vent qui lui pousse les vagues créées au large dans le petit trou entre les îles. Pas jolie, je me dis que c’est un bout dure à passer et de l’autre côté on sera bien, mais plus on avance plus les vagues sont grosses, rapprochées et désorganisées, en plus de déferler de temps en temps. Difficile de donner une mesure des vagues, de toute façon c’est comme les histoires de pêche, ça varie d’une personne à l’autre. Par contre il est facile de mon point de vue de voir le génois, roulé en boule sur le pont, disparaître dans l’eau... et aussi entendre Audrée de l’intérieur me dire que l’eau entre par l’écoutille au-dessus de mon lit. Bon ça brasse mais le mouvement comme tel serait endurable jusqu’à sortir d’ici, par contre si le moteur viendrait à cesser de fonctionner, il serait probablement impossible de reprendre le contrôle du bateau avant de dériver dans les roches, puis je ne sais pas comment le bateau réagirait si on vient à prendre une vague de côté au moment ou celle-ci déferle, je suis assez incertain de la réponse pour ne pas avoir envie de la découvrir. Demi-tour et retour à l’ancrage. Un peu plus tard on repart mais sous la protection des îles pour se rendre jusqu’à Lee Stocking Island.
Jour 117 – 24 janvier
Hier malgré mes quatre aller-retour au chantier je n’ai pas trouver le responsable à qui j’ai parlé des éoliennes. Dès qu’il se pointe sur le quai je saute dans le dinghy pour aller chercher des nouvelles : « I’ve got the email, you can take what you want »! Super! Quoique... déception en examinant le butin, ce sont trois éoliennes qui produisent 48 volts et non 12. Elles sont en bon état malgré la saleté et les araignées dessus, il y a même trois élices de rechange, on amène le tout en espérant pouvoir modifier le voltage. Puis au pire, ça se ramassera sur eBay! En après-midi nous suivons un ancien sentier qui mène à une grande salle sous-terraine ou était installé du bétail il y a longtemps, possiblement le garde-manger du manoir pas bien loin.
Jour 116 – 23 janvier
Toujours bien abrité dans notre trou à ouragan, tout irait bien si ce n’était pas d’un coq mongol. Celui-là ne se contente pas de faire un cri de la mort au levé du soleil, mais c’est plutôt vingt de suite, avant même que le soleil soit levé. Puis le reste de la journée, il passe des heures à crier aux deux minutes, jusqu’à la fin de son quart ou il célèbre le coucher du soleil... en criant. À l’extérieur de l’île il y a trop de vagues pour aller pêcher en dinghy. À défaut de trouver du poisson, je slingnerais bien de l’oiseau (sling = lance pour pêche sous-marine). Autrement on trouve une autre maison abandonnée sur le haut d’une colline, pourtant en bon état... pas mal de trucs au bahamas semblent abandonnés, plein de projets qui n’ont pas ou peu vu le jour.
mardi 27 janvier 2009
Jour 115 – 22 janvier
La température est plutôt ordinaire et nuageuse, il fait froid, soit une vingtaine de degrés (la grosse misère...!). Je suis allé voir une équipe de construction qui bâtit un centre de recherche pour l’université de Miami, pour étudier un truc sous-marin présent au bord de cette île, qui produit de l’oxygene. Dans notre exploration d’hier je suis aussi tombé sur un cabanon ou sont entreposé des produits de construction ainsi que trois éoliennes (Air X) plutôt vieillotes, le responsable du chantier va s’informer s’ils en ont besoin, si ce serait de lui je pourrait partir avec! On va croiser les doigts. Côté électricité ça va, mais faut faire très attention aux lumières et charger l’ordinateur ailleur, comme c’est toujours venteux, une éolienne serait plus que bienvenue à bord.
Jour 114 – 21 janvier
La nuit dernière était encore exécrable à cause de la houle, on met les voiles vers Little Darby ou l’on devrait être totalement protégé de tous les côtés. L’étape se déroule bien dans une mer étonnament formée, pour une rare fois on peut se permettre de faire que de la voile. En fait je sais pas si on devrait, j’ai pas regarder l’état de la batterie, mais on n’a pas trainé un mât depuis le début pour toujours entendre le moteur! Le mouillage est absolument parfait, aussi stable qu’une maison (chambranlante, quand même!), côté maison on marche sur l’île jusqu’à un ancien manoir datant de 1930, maintenant abandonné, immense et avec vue exeptionnelle. Il était habité pendant la deuxième grande guerre par un allemand et des U-Boat ont déjà fait escale au quai ou se trouve le dinghy.
Jour 113 – 20 janvier
Gérald nous fait découvrir un programme assez génial qui affiche les cartes météo (Weather Fax) en branchant un radio ondes-courtes dans l’ordinateur, on fait les tests sur Argo qui est déjà bien équipé et ça fonctionne à merveille, de la météo chaque jour partout sur la planète! Quand à moi il me faudra commander une radio, quelqu’un apportera un ordinateur pour Mona à Georgetown alors il devrait lui être possible de prendre mon colis en même temps. Puis visite de Little Farmer qui est un autre petit village sympatique, ou l’on se demande bien ce que les gens peuvent faire de leur vie à part pêcher et attendre les touristes. Nous allons au petit resto et pendant que tout le monde jasent en prenant un verre j’en profite pour allez chercher des informations sur internet à propos des radios (le Wifi est sans password) et faire d’autres trucs sur mon ordinateur, deux heures plus tard au moment de quitter le proprio voudrait que je lui paie l’internet au prix de 5$/demi-heure! Non mais j’ai l’air d’une banque à pitons? Pas question que je me fasse arnaquer de la sorte, je ne crois pas être le rebienvenue à Little Farmer mais il y a des limites à profiter des touristes.
Jour 112 – 19 janvier
Protégé du vent oui, mais pas d’une houle désagréable qui nous empêche de dormir une bonne partie de la nuit. En après-midi nous partons à la découverte d’une grotte en compagnie d’Argo, la marche est longue et on arrive pas à trouver l’entrée, c’est la deuxième fois qu’on se fait faire le coup, foutue grottes. J’arrive en plus à perdre mon appareil photo mais en cherchant parmi les roches et arbustes, un vrai miracle qu’Édouard l’ait retrouvée. Pour souper, chez Argo qui est pratiquement une deuxième maison... ou bateau plutôt, on invite Gérald qui est parti de France il y a maintenant dix ans, étant passé plusieurs fois par Cuba il peut nous en dire plus sur le pays. Au fait c’est maintenant décidé que l’on passera par la Havane.
Jour 111 – 18 janvier
Corvée d’eau que je déteste comme à l’habitude, les gallons de 50 livres n’ayant pas tendance à se rendre à destination d’eux même. Puis on se met à jour dans les nouvelles au Lorraine’s Café qui offre ordinateurs, connection Wifi et imprimante sans tarif, le pot à contribution volontaire semble suffisant. Le service semble apprécié par tous les voyageurs, ailleurs l’internet est vendu pour 10$/jour (sauf le Green Parrot de Nassau qui est assez brillant pour ne rien charger, sa terrasse est toujours pleine). On part déjà car la baie n’est absolument pas protégée de l’ouest et nous serons exposés au vent lorsqu’il changera de direction au courant de la nuit. Destination Little Farmer.
Jour 110 – 17 janvier
Black Point est une escale intéréssante, malgré sa population de quelques 40 habitants, l’île possède une grande buanderie, un petit resto avec café internet, un endroit pour mettre ses vidanges gratos (à Staniel ils demandaient de 2 à 5$ selon la grosseur du sac) ainsi qu’un robinet public pour de l’eau potable. Au retour du village nous sommes invités à souper par Noa et Vicky, ces deux là viennent de partir de Floride pour se rendre dans les îles du pacifique, retour prévu pour... aucune idée!
Jour 109 – 16 janvier
Gros vent qui oblige tout le monde dans les mouillages du coin à relaxer aujourd’hui. On fait la même chose...lecture, cuisine, la routine. Sauf qu’en après-midi j’ai la bougotte et on reçoit une houle désagréable, tant qu’à lever l’ancre pour la remettre un tentinet plus loin, aussi bien aller à la prochaine étape. Pas long, moins de 10 milles à faire dans 25 noeuds de vent, avec la grand-voile arisée et le foc comme voile d’avant on se retrouve un peu trop toilé ce qui permet à Haboob d’atteindre 6.7 noeuds à un moment... je sais que c’est pas très fulgurant comme vitesse, mais pour un 26’ surchargé c’est très respectable, bon! Arrivée à Black Point pour le souper.
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