dimanche 17 mai 2009

Jour 221 à 223 - 7,8 et 9 mai

Pas idéale comme fenêtre météo, on devrait passer entre deux zones de vents plus forts, il n’y a cependant pas que le vent à prendre en considération cette fois, il mouille et le ciel est complètement couvert, on espère bien ne pas devoir faire 30 heures sous la pluie. Mais si on ne prend pas cette occasion on risque d’être clouer ici une autre semaine, vraiment un temps de chien ces jours-ci, alors départ. Heureusement la pluie ne dure que quelques heures et le temps reste calme mais couvert pour le reste de la journée. La nuit est par contre un peu plus mouvementée, on se retrouve encerclé d’orages électriques que l’on voit bien au loins par leur éclairs. Comme on ne peut pas toujours être chanceux, il fini par y en avoir une qui s’approche de nous rapidement et d’un coup sec le vent et la pluie deviennent si intense que j’ai de la misère à voir le devant du bateau, les éclairs tombent partout autour, très impressionant... et pas très sécurisant. Par chance ça ne dure pas bien longtemps et l’orage continue son chemin en nous laissant derrière. Le reste du passage se passe sans histoire mis a part un paquet de mouches qui ont élu domicile sur le bateau au départ de Norfolk et sont donc coincé avec nous, on dort (ou tente... maudite mouches) en alternance et le vent plus fort qui était prévu est retardé. Aussi bien continuer vers New-York, sinon on va être forcé de rester à Cape May quelques jours. Il n’y a tellement peu de vent qu’on fait maintenant route qu’au moteur, dans la brume pendant la majeure partie de la deuxième nuit et de la matinée. Le courant n’est pas favorable pour aller directement à New-York alors on met l’ancre à Sandy Hook pour terminer cette étape qui est la plus grande du voyage : 50.5 heures et 268 miles parcourus.
(Une photo dans l'orage aurait été plus esthétique mais j'avais autre chose à faire...)

Jour 220 – 6 mai

Je jette un coup d’oeil au moteur, dès fois qu’il y ait de quoi à faire et à ma surprise les engrenages ne sont pas plus usés qu’avant, mais ils ne se touchent plus, il semblerait bien que la faute repose sur une pièce que Suzuki a installé sous pression et qui peut maintenant bouger, ce qui a permis aux engrenages de s’effriter tranquillement, les particules d’acier ainsi créées ont ensuite fait du ravage dans le pied du moteur... Merci Suzuki pour cette conception plus que bouetteuse, pour l’instant je joue du marteau afin de fixer le tout en place et le moteur ronronne comme au début, un bruit étrangé à nos oreilles depuis des mois ! Mais pour ne pas tenter le diable, on ne va se promener qu’à faible régime à partir de maintenant. Côté météo il semble y avoir une possibilité de partir demain, pas super mais on devrait pouvoir rallier Cape May sans trop se faire brasser, mais comme les conditions sont très changeantes il faudra attendre les prédictions de demain matin avant de prendre la décision de partir. Dans l’immédiat Audrée va donner des brioches qu’elle vient de faire à cette chère Betty, pour la remercier de la permission d’utiliser le quai.

Jour 219 – 5 mai

Temps orageux et prédictions météo toujours défavorables, nous retournons donc à Norfolk par ferry, cette fois pour aller au musée maritime qui possède un spécimen particulièrement intéressant: le USS Wisconsin, un destroyer de classe Iowa, un des plus gros et plus rapides qui ont existés. L’intérieur du bateau est encore fermé hermétiquement (dès fois que...) mais on peut marcher à la grandeur du pont. Très intéressant encore une fois, notons que depuis Beaufort nous avons visités pas moins de cinq musées qui ont en commun d’être bien fait et gratuits (Maritime de Beaufort, Albemale région de Elizabeth, Maritime de Porthsmouth, MacArthur de Norfolk et Maritime de Norfolk).

Jour 218 – 4 mai

À partir de maintenant je surveille la météo afin de faire un passage par la mer et rejoindre Cape May, ce qui nous évite de faire le baie de Chesapeake et celle du Delaware. On n’avait pas envie de les refaire et de ne plus avoir de dinghy pour aller à terre nous incite encore plus à passer par la mer, cependant la météo elle ne nous incite pas du tout, pour toute la semaine il y a de forts vents instables... Les prédictions peuvent changer alors je vais me contenter de rester à jour et attendre une fenêtre favorable, par chance on est à quai avec un ferry qui se rend en ville au demi-heure, difficile de faire mieux sans dinghy ! Aujourd’hui on va voir le MacArthur Memorial qui se révèle être un grand musée fort complet sur toute les guerres auxquelles les USA ont participés, tout en suivant la carrière impressionante du général. Puis tant qu’à être dans le sujet des belles découvertes: la marina juste au sud du bassin à des douches qu’ils offrent gratuitement même si nous ne sommes pas clients !

Jour 217 – 3 mai

Retour au bassin de Highstreet Landing car on a découvert que la dernière représentation du Millitary Tatoo of Virginia est cette après-midi ! Toujours pas de dinghy mais un ferry qui se rend à Norfolk en 15 minutes! Un seul regret par rapport à cet évenement : ne pas être arriver assez tôt pour profiter de toutes les spécialités culinaires offertes aux stands de plus de 20 pays (motion pour l’Italie qui offre des Ferreo Rocher!). On a beaucoup aimé le spectacle.

Jour 216 – 2 mai

Petite visite au bâtiment juste à côté du bassin qui est un musée maritime puis un peu plus loin pour voir un bateau-phare qui a été mis à sec, les deux attractions valent bien un petit détour à Porthsmouth, notons qu’il y a aussi la meilleure boutique d’antiquités marines de la côte Est. Juste avant de partir pour Norfolk on visite le voilier de charter Spirit of Independance, un schooner en acier de 62’, belle bebelle! Un demi-mile plus loin on mouille en face de Norfolk pour s’y rendre en dinghy et aller faire un peu de shopping, le retour en dinghy est quand à lui un peu problématique. J’avais cru remettre le hors-bord en ordre à Oriental mais là il fait un bruit d’enfer qui s’intensifie pendant que l’on traverse la rivière, et inversement la poussée de l’hélice diminue jusqu’à ne presque plus nous faire avancer rendu à quelques centaines de pieds du voilier... On s’y rend donc de justesse, convaincu que les engrenages se sont égrainés au point de ne plus être fonctionnels.

Jour 215 – 1er mai

Départ vers 6h30 afin de passer sous un pont ouvrant avant l’heure de pointe (le pont n’ouvre alors pas) et ainsi rejoindre la première écluse du Dismal Swamp Canal ou l’on doit attendre une heure sur place avant de pouvoir y entrer à 11h, l’attente était prévue alors ça va! Le dismal est quand à lui toujours aussi tranquille mais moins esthétique qu’à l’automne. Comme le canal est une grande ligne droite et l’horaire des éclusages est fixe, il nous est très facile de mettre un waypoint sur le GPS afin d’arriver à la deuxième écluse pile à l’heure... sauf qu’un autre bateau en arrière n’a pas pensé à ça et le pontier/éclusier est assez gentil pour l’attendre une demi heure, pour nous c’est encore du sur-place. Ça va encore mais je suis un petit peu en criss de voir que le retardataire s’arrête entre le pont et l’écluse pour y passer la nuit. Continuons... jusqu’à un pont qui a changé d’horaire depuis la publication de notre guide, et il faut attendre encore une demi-heure à faire du sur-place, et puis finalement c’est une heure car un train va passer prochainement! Bon là je commence à tempêter un peu, mais continuons... Jusqu’au prochain pont ou cette fois il y a une équipe de sondeur à l’ouvrage! Le pontier nous dit que ça prendra 20 minutes... Après 40 minutes à faire du reculons contre le vent pour tenter de garder le bateau immobile, on a des nouvelles: encore 20 minutes... Je suis assez patient de nature mais là j’en ai vraiment mon casque. On rejoint le petit bassin de Highstreet Landing dans Porthsmouth ou le dernier éclusier nous à indiquer que l’on peut passer la nuit à quai, même si l’écriteau indique le contraire, ce qui est doublement confirmer en rencontrant Betty qui est la personne responsable du bassin.

Jour 214 – 30 avril

Shower Day ! Il y a un centre d’entrainement qui offre des douches à 3$ alors c’est bienvenue. On voit ensuite le musée de la ville qui explique l’histoire de la région, très bien fait et gratuit en plus. Autrement, journée assez relax.

jeudi 30 avril 2009

Jour 213 – 29 avril

Traversée du Albemarle Sound qui est un plan d’eau complètement gâché par les crab pots posés au hazard par les pêcheurs, si certain sont facile à repérer en étant par exemple orange, il y a bien plus de bleu foncé ou blanc-plein-d’algues qu’on ne voit qu’à la dernière seconde quand il y a du clapot. On trouve bien surprenant que personne ne fait du ménage dans tout ça, au moins couper les nombreux cordages qui sont installés au milieu des chenaux ! On se rend à Elizabeth City qui sont fidèles à leur réputation de ville la plus acceuillante de la région. On nous indique un « box » de pilier ou attacher le bateau, les piliers sont beaucoup trop espacés pour un petit bateau mais on a quand même réussi à attacher le tout sans rien toucher. En fait on a repenser à tous nos accostages et on croit bien que depuis le début la coque n’a touché à rien d’autre que de l’eau et ses défenses, ça va plutôt bien de ce côté ! Comme il y a cinq nouveaux bateaux aujourd’hui, la ville organise un petit vin&fromage de bienvenu, il semblerait que nous sommes la première vague de bateaux qui remontent, à part quelques exeptions comme Argo qui font route terriblement vite et sont déjà rendu à New-York, on ne les reverra donc que sur la terre ferme au québec.

Jour 212 – 28 avril

Corvé d’essence au village puis départ, quoique avant de lever l’ancre je me permet de tourner en rond avec le nouveau dinghy et en étant seul à bord il atteint la fulgurante vitesse de 9 noeuds ! Bon fini les folies, on continue le trajet qui s’avère fort banal, principalement du moteur dans un long canal avant de s’ancrer dans la Alligator River dans un ancrage improvisé qui à trois pied d’eau, merci à la dérive relevable.

Jour 211 – 27 avril

Qu’est-ce qu’on fait 24 heures après avoir patcher un dinghy ? On le gonfle et le met à l’eau ! Pas de fuite et pas d’eau, c’est quasiment un crime d’avoir un pneumatique en hypalon en bon état pour 80$ (5$ de colle !), d’autant plus que les réparations que j’ai fait sont les premières de sa carrière, l’ancien propriétaire n’a pas chercher de solution trop longtemps avant de probablement acheter une coque rigide. Départ de Oriental pour se rendre à Belhaven, au mouillage il y a deux jours on avait vu un espèce de vagabond des mers qui voyage dans un canot avec un mât, toujours habillé de vêtements millitaire, bref assez étrange. Aujourd’hui on le revoit en route, essayant péniblement d’avancer avec sa voile qui est en fait un drap. Il s’avère qu’il voyage ainsi depuis Noël et semble bien heureux de progresser à 5kt, traîné en arrière de Haboob pour les 20 miles qui nous séparent de Belhaven. On a pas pu lui parler beaucoup car il devait rester dans son canot pour gérer les vagues mais le type semblait relativement saint d’esprit malgré son air de clochard...

Jour 210 – 26 avril

Reprise d’une patch d’hier que j’ai mal fait, pas évident de bien se timer avec la colle contact par un soleil de plomb et les 29 degrés qu’il fait ! Ouais, je fais ben pitié encore une fois. Ensuite j’installe une « shop de bout de quai » pour réparer le petit moteur du dinghy qui fait plein de bruit anormaux et ça peut se comprendre à voir l’état des engrenages, impeller et seal qui sont tout à changer. Depuis que j’ai commencé les travaux il y a en moyenne une personne qui vient me voir aux 30 minutes et ils sont toujours bien sympatiques, pendant que je démonte le moteur un monsieur vient voir ce que je fais et on vient à la conclusion que je devrai mettre de la graisse dans tout ça puisque l’huile n’y reste plus... Est-ce que j’ai de la graisse ? Non. Il me quitte donc pour aller en chercher chez lui ! On a bien aimé l’ambiance de ce petit village ou tout le monde est gentil.

Jour 209 – 25 avril

Lever à 8 heures pour regarder le quai aux jumelles et sauter sur la première place qui se libère. Un capitaine hier m’a dit qu’il partait à 9 heures et les autres vers midi... À 10h toujours pas d’activité, je vais donc voir et paraît-t-il que monsieur est en meeting. C’est quoi ça, le gars vient de la place et utilise le quai publique? Je tempête dans le bateau en perdant la moitié de la journée pour attendre qu’il daigne sacrer son camp de MA place ! Bon ok, la tension baisse rapidement quand on peut sortir le pneumatique de l’eau et le laisser sécher pendant qu’on va chercher de la colle et de l’hypalon... heu non pas d’hypalon finalement, le gars du Provision Store veut me vendre le tissus à 1.20$ du POUCE carré ! Quel arnaqueur, j’ai vite fait de trouver sur internet que la vraie valeure est environ 1/20e du prix demandé, alors je vais essayer du vieux tissus coupé sur une carcasse de zodiac à Beaufort, le problème est que je crois que c’est du PVC et non de l’hypalon ( Non j’ai pas ouvert le dinghy de quelqu’un d’autre, c’est paraît-t-il une source de patch depuis 10 ans !). Tout le reste de la journée est consacré à étancher le dinghy qui est finalement pas en si mauvais état, il n’y a que deux fuites et plusieurs grafignes qui elles sont réparées avec du Liquid Gasket ( Produit divin qui étanche tout ce qu’il touche... hublots, boulons,etc).

Jour 208 – 24 avril

Petite étape vers Oriental, premièrement car on ne s’y était pas arrêté pendant la descente, et deuxièmement car il est sensé y avoir un quai gratuit pour 48 heures en plus de magasins ou acheter ce que j’aurai de besoin pour remettre le nouveau dinghy en état. Sur le chemin on croise Oliver Plunkett, mais à part lui nous sommes bien seul, la majorité de la flotte québécoise doit se trouver derrière, avec quelques pressés devant. À Oriental il y a bien le quai publique mais il est plein... Petite marche au village, petit mais il y a de tout.

Jour 207 – 23 avril

Bon... cherchons un nouveau dinghy, les annonces de la marina sont vides, west marine ont des prix prohibitifs comme toujours, ebay ne sort rien de bien intéréssant, à moins d’acheter une bebelles cheap chez WalMart... quoique rendu là on croit être mieux de continuer sans en cherchant les quais publiques et prendre quelques marinas pour compenser. Pendant qu’on ère cette fois au quai à dinghy, on recroise Jay qui nous demande si l’on cherche un dinghy... heu oui, perspicace le gars. Un peu plus tard il amène la bête sur la rive, un « seaworthy » de 8.5’ qu’un catamaran a abandonné il y a plusieurs mois... la vision n’est pas très positive avec le plancher tout croche, un bord dégonflé et des barnacles partout. Mais bon, il vaut probablement les 75$ demandé et on entreprend de frotter le tout pendant quelques heures au quai gratuit que le dockmaster nous à gentillement permis d’utiliser pour toute la journée. Finalement il commence à avoir de l’allure, il est presque pas percé en plus, juste une petite perte d’air et une petite entrée d’eau ! Il y a un dieu ( ou une déesse, svp) à quelque part qui prend soin de moi, un nouveau dinghy en moins de 24 heures pour le prix d’une paire de rames! Quelle chance quand même...

Jour 206 – 22 avril

Les prévisions météo ne sont pas super, grosso-modo jusqu’à 30 noeuds de trois-quart arrière. Je sais qu’on est comfortable (c’est relatif..) par vent de 20-25 et vagues moyennes de 6 pieds, mais là c’est une coche plus haut tant en vents que vagues qui sont prévues à 9 pieds près de Beaufort. Je suppose que la seule façon de savoir si ce temps nous convient est de l’essayer... Les premières heures sont banales, le vent est encore calme, mais ensuite on se rend vite compte que la mer se gonfle rapidement, c’était prévu mais c’est tout de même un peu intimidant de se retrouver dans un nouveau « plus mauvais temps ». Plus on s’éloigne de la côte plus les vagues sont grosses et le pilote automatique à de la misère à réagir assez rapidement alors on revient en contrôle manuel, probablement que le mouvement serait plus facile à gérer avec moins de toile sous le vent mais j’ai décidé de garder la voilure de ce matin, soit le génois et la grand-voile arisée, même s’il vente maintenant à 30 noeuds. Un peu abusif j’en convient mais ça donne à Haboob un petit air de voilier de course, avec un premier planing à 8.4kt, puis Audrée prend la relève avec 9.3kt et je renchéri avec 10.4kt, mais peu après il faut cesser le petit jeu car le bateau part au lof et devient incontrôlable. Même avec seulement la grand-voile arisée on dépasse la vitesse de coque ! Plaisant ? Non pas vraiment, on est sur un plan d’eau peu familier, la porte de la toilette s’est verrouillée de l’intérieur, on se prend plein d’eau par la face dehors et c’est sans parler du fun d’enlever une voile lorsqu’elle est vraiment rendue de trop et que la drisse coince à trois reprises pendant l’affalage... En tout cas on avance et on devrait être à Beaufort un peu avant le coucher du soleil en espérant pouvoir prendre une douche et enlever tout le sel qui s’accumule. Et puis... Paf (bruit d’une corde qui cède)... Plus de dinghy en arrière, j'ai quelques fois imaginé la situation et le verdict est aussi simple que plate : il faudra l’abandonner. Malgré qu’on ne croit pas être en mesure de faire quoique ce soit on fait demi-tour pour aller voir le « Ptit gros » qui flotte, viré à l’envers... une bourrasque de vent le fait retourner à l’endroit pour nous donner un peu d’espoir mais ça ne dure pas bien longtemps avant de rechavirer. Suposant (et c’est une grosse supposition) qu’on puisse l’accrocher avec la gaffe pendant qu’il soit à l’endroit, il serait fort probablement impossible de vider l’eau qui le rempli, le danger de tenter la manoeuvre pencher sur le côté du voilier serait certain par contre.... Adieu dinghy, tu nous à bien servi mais aujourd’hui c’est un peu trop pour tout le monde. On entre donc dans l’inlet seul, ici le fond remonte et la vague se gonfle une dernière fois avant de nous laisser un chemin relativement calme vers Beaufort et ses douches. Par chance il y a un quai gratuit (max 30 minutes) mais le bureau de la marina est fermé, on ère sur le quai en espérant voir quelqu’un qui pourrait nous dire le code des douches. Désespéré et sur le point de rentrer, on voit un type, Jay, qui sort des douches et nous sauve la soirée. On a jamais été aussi salés, les vêtements sont couverts de blanc et mes sourcils soupoudre du sel en les touchants. Une belle fin pour cette journée qui est sans contredit la plus mauvaise du voyage.

Jour 205 – 21 avril

Relax, la prochaine étape sera de faire douze heures par la mer pour rejoindre Beaufort et je n’avais pas envie de me lever à 6h ce matin, ça fait quand même 7 jours que l’on avance sans arrêt... Le village n’est pas plus grand qu’hier alors lecture, repos et suivi météo en vue de partir demain.

Jour 204 – 20 avril

Trajet par l’intracostal obligé, on se souvient très bien de notre passage au Cape Fear, le mal de mer et les trois heures de détour et on ne m’y reverra plus à moins d’avoir une mer d’huile. On se rend à Wrightville qui pour faire changement n’est pas un village de pêcheurs mais de surfeurs. On a vite fait le tour et il n’y a pas grand chose à part des boutiques de surf et la plage. En marchant vers Wilmington pour trouver une épicerie on s’est fait offrir un lift en auto d’une femme croisée sur le trottoir (refusée, car de toute façon on était plus bien loin) puis au retour avec les sacs remplis, un jeune nous offre également de nous ramener au mouillage, vraiment très sympatique par ici ! (au fait la deuxième offre a été rapidement acceptée!)